De retour de Nice

By 31 août 2009Non classé

Court résumé de vacances sportives (enfin, pas seulement…) sur la Côte d’Azur, au cours desquelles Seb et moi avons fait la découverte du Restaurant Au Petit Gari sur la Place Garibaldi à Nice, et de deux vins dont un Anjou rouge exceptionnel : Anjou rouge « Les Coteaux d’Ardenay » 2005, Domaine Patrick Baudoin.


A peine de retour d’une Côte d’Azur dotée de ses plus beaux atouts dont un magnifique soleil et une température estivale, laissez-moi vous faire part de ma semaine alliant ping, pong, découvertes, gastronomie et fiesta. Il est vrai qu’en ces temps difficiles, cette semaine était finalement bienvenue d’autant qu’il s’agit là de mes seules vraies vacances de l’été.

Au CPC Nice, toujours les mêmes entraîneurs chambreurs et toujours les mêmes gestes dans une salle étouffante de chaleur. Avec quelques 4 heures de ping journalières, ce furent avant tout des vacances sportives. Surtout en compagnie des joueurs de PRO B du CPC Nice comme Frédéric Sonnet, médaillé aux Championnats du Monde ou encore la nouvelle recrue Christophe Bertin, champion d’Europe junior et ancien membre de l’équipe de France, le spectacle est de taille. Dans le même temps, nous prenons plaisir à discuter, plaisanter avec tous les participants de ce stage de rentrée, enfin comment pouvait-il en être autrement avec ces spécimen que sont Cédric et Olivier, les deux entraîneurs… Le stage fut aussi agrémenté de nombreuses sorties, avec en prime la dégustation de plusieurs plats niçois comme la Socca, la tourte aux blettes, la Pissaladière ou le Pan Bagnat. Des plats du pauvre comme le dit si justement Olivier qui s’est mué en guide local chaque soir après 18h…

Le jeudi soir, nous profitons avec Seb de notre petite sortie en amoureux pour enfin manger Au Petit Gari, un restaurant souvent cité dans les guides gastronomiques. Situé sous les arcades de la magnifique Place Garibaldi dans le Vieux Nice, ce petit bistrot aux 20 couverts offre des plats méridionaux typiques. De plus la carte des vins est bien constituée et à prix doux, même si je m’attendais à plus de choix. Qui plus est que les deux vins pour lesquels nous nous sommes décidés, Chassagne-Montrachet Vieilles Vignes 2007, Hubert Lamy – Meursault Clos des Mouches 2004, Domaine Henri Germain, ne sont plus disponibles. Déçus, nous nous rabattons sur un Bourgogne rouge 2007 du Domaine Henri Germain qui sera tout de même un compagnon fin et distingué de nos deux plats.

Restaurant le Petit Gari à Nice Seb débute par une belle assiette de Couffins de Rocamadour à la tapenade et au miel de menthe. Il s’agit en fait de petits toasts de fromage de chèvre accompagnés d’une salade mêlée, de tomates séchées, de pignons de pin et de câpres. Comme on le voit sur la photo, le plat attire très vite les pointes de la fourchette du dégusateur… Pour ma part, j’ai droit à une assiette composée du doux nom de « Gari à la ferme » avec du mesclun, une andouille de Guénéré (Bretagne), de Tomme de Savoie, de magret fumé et de jambon cru. Je m’attendais à quelque chose de plus recherché mais je dois dire que cette andouille m’a interpelé. Une entrée de bon goût mais somme toute assez simple. Comme évoqué précédemment, le Bourgogne rouge 2007 du Domaine Henri Germain se distingue de par sa robe rubis subtile et légère. Au nez, le tout brille de par sa fraîcheur avec des notes de petits fruits rouges, de fraise, de minéral et de végétal. La bouche confirme cette sensation de légèreté, avec des tannins fins et une finale fraîche et pure. Un Pinot Noir simple mais extrêmement bien fait car il ne trahit aucune lourdeur, et en plus est à prix doux (17€). Au moins avec ce vin la facture s’est avérée elle aussi plus légère, car pour information, les deux vins indisponibles citées précédemment s’élevaient respectivement à 37€ et 34€ (ce qui n’est entre nous pas non plus exagéré pour leur pedigree).
Pour le plat principal, c’est au tour de Seb de prendre une assiette composée nommée « l’Assiette des Voisins » ou les pâtes côtoient elles aussi les pignons de pin, les câpres, les tomates séchées, le jambon cru et le parmesan. Quant à moi, je m’oriente vers un poisson à savoir les deux filets de turbot printaniers et leur purée grand-mère. En fait, je pensais recevoir un seul filet de turbot mais il faut croire que je me suis bien fait mousser auprès du patron… Le poisson est cuit sur sa peau ce qui rend sa chair tendre, la purée est quant à elle presque aussi bonne que celle de ma grand-mère…. Le vin se comporte toujours aussi bien, même sur du poisson pour lequel il met en avant tout son charme et sa distinction. Au fur et à mesure que la bouteille se vide (à un rythme très soutenu, j’avoue), nous sommes d’accord pour dire qu’il extrêmement süffig ! IVV : 87/100.

En somme le restaurant Au Petit Gari est destiné à tous les amoureux d’une part, car il offre une vue idyllique sur la Place Garibaldi, mais aussi à tous les amoureux de cuisine traditionnelle et familiale aux touches provençales. Le restaurant ne cherche pas de chichis, tout y est vrai, des patrons jusqu’au plats. Ne serait-ce que le dessert, une vraie belle et généreuse crème brûlée au Carambar est là pour le rappeler. Et puis, en ces temps de crise, les prix y sont corrects. En gros tout y est réuni pour y passer une magnifique soirée dans un cadre agréable mais limité (seulement 20 couverts donc pensez à réserver…)

La semaine est passée bien vite, et après un passage remarqué dans la Jet Set cannoise (Le Pool Beach pour les aficionados) le vendredi soir avec mes amis Bob et Yeyé de la Côte Sud-Alsace, nous rentrons non sans avoir une dernière fois profité de la mer, du soleil et des filles. Le contraste est d’ailleurs saisissant dès l’arrivée à l’aéroport de Bâle-Mulhouse où nous sortons frigorifiés de l’avion (12°C…), heureusement que Magali vient nous récupérer et nous remonter le moral. Détestant la séparation après tant de moments passés ensemble (il y en a assez en ce moment…), je décide d’inviter mon couple d’amis pour casser la croûte une dernière fois avant de retrouver la vie sundgauvienne. C’est là que Magali saute sur la Tomme de Savoie agrémentée de petites charcuteries de circonstance. Ce petit encas sur le pouce se devait d’être accompagné d’un accord de circonstance : c’est alors que ce Anjou rouge « Les Coteaux d’Ardenay » 2005, Domaine Patrick Baudoin sort le grand jeu ! Quel grand vin rouge de Loire ! D’apparence grenat clair opaque, il est plutôt raccoleur au nez, très mûr, sur les fruits rouges confiturés (cerise griotte) et la mûre. Cet assemblage de Cabernet Franc et de Sauvignon issu de sols schisteux respire la fraîcheur et la pureté. L’attaque est riche et annonce un ensemble concentré, mûr, avec une profondeur de fruit noir magnifique. Le tout est sexy, gourmand, aux tannins frais et finit avec une belle amertume liée à des notes de terre et d’épices qui témoignent du beau terroir schisteux. Pour moi, la précision du fruit noir (mûre, cassis) trahit son origine, d’ailleurs mes hôtes du soir ont plongé d’emblée en pensant que ce vin ne peut qu’être issu d’une région méridionale. En tous cas, je ne peux que vous conseiller cette beauté, pour preuve je n’hésiterai pas à en racheter 6 bouteilles dès ce week-end… Honnêtement, un de mes plus grands Loire rouge, avec un certain Bourgeuil « La Petite Cave » 2003 de Yannick Amirault. IVV : 92+/100.

in vino veritas

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