Primeurs 2008 – Domaine Zind-Humbrecht

By 16 mars 2010Non classé

Deuxième étape de notre virée alsacienne à la découverte des primeurs 2008, le prestigieux domaine Zind-Humbrecht régi de main de maître par le talentueux et charismatique Olivier Humbrecht nous a proposé comme tous les ans son assortiment de grands vins de terroir. A côté d’une gamme globalement très réussie et complète, quelques grands crus de ce millésime passionnant sont prêts à affronter la légende des vins d’Alsace. Coup de projecteur…


A peine sorti de notre casse-croûte offert par François Barmès, nous prenons la route qui nous mène chez l’uns des fleurons de la viticulture alsacienne. Et afin de devancer tous les dégustateurs invités sur ces deux jours de découverte au domaine, nous décidons d’être plus que ponctuels ! A peine les premières bouteilles débouchées et présentées que la charmante Malou nous accueille à la réception. Connaissant la maison, nous sommes emmenés par le sympathique Olaf Richter, le maître de cave, au caveau. Je ressens toujours la même émotion et nostalgie à chaque que je reviens ici avec le beau souvenir de cette récolte 2003 si extrême à laquelle j’ai eu la chance de participer.

Nous entrons les premiers dans le caveau où nous attendent tous les employés du Domaine, parmi lesquels plusieurs missionnaires étrangers aux accents charmants et Alexandre, le chef des cultures et indémodable officier d’Olivier Humbrecht. Au milieu de petits fûts dans lesquels reposent des alcools et des marcs de plusieurs vieux millésimes sont dressées au total cinq tables de dégustation que j’ai le plaisir de revisiter avec vous tout au long de ce commentaire.

  • Les cuvées génériques et les Muscat

Nous commençons par le Pinot Blanc 2008, l’entrée de gamme du domaine qui est proposée aux particuliers à environ 15€. Et même si ce n’est pas vraiment une affaire en soi, je trouve que cet assemblage d’Auxerrois (70%) et de Pinot Blanc (30%) est une grande réussite. Déjà très ouvert sur des notes de pomme fraîche, de citrus, de fraise tagada (!), il est vif, frais et sapide en bouche. A la fois riche et structuré, il est doté d’un bel équilibre grâce à une acidité vive en bouche. Il est d’ores et déjà accessible et atteindra son optimum de dégustation d’ici un à deux ans. Certains vignerons devraient vivement s’inspirer d’une telle qualité atteinte avec des rendements élevés de 80hL/ha… Le Chardonnay du Clos Windsbuhl 2008 est le premier exemple de 100% Chardonnay alsacien qu’il m’ait été donné de goûter. Le nez est beurré et sur les fruits blancs et le citron. La bouche est fraîche, pas trop typée Chardonnay et plutôt stricte grâce à une certaine acidité. Ce n’est pas trop mon style. Le Zind Z008 est quant à lui issu d’un assemblage Chardonnay-Auxerrois (65%-35%) issu du terroir du Clos Windsbuhl à Hunawihr. Il exhale lui aussi des notes beurrées quoique plus délicates que le vin précédent et des orientations grillées et fumées plutôt subtiles. Belle tension acide en bouche avec une nouvelle fois un belle dimension fumée. Je me demande si ce vin ne sera pas l’accompagnement idéal d’une belle tranche de saumon fumé dans 2-3 ans.
Place au Muscat avec tout d’abord le Muscat Herrenweg de Turckheim 2008. A la fois frais et aromatique sur des notes de raisin frais et de baies blanches, il se montre très expressif et croquant à l’attaque. L’évolution vers un caractère plus puissant et chaleureux ne gène en rien puisque la dimension acide de l’ensemble supporte un niveau élevé d’alcool acquis (14,1°C) et procure une belle harmonie à cet ensemble parfumé et généreux. Le Muscat Grand Cru Goldert 2008 est quant à lui beaucoup plus fermé avec des notes de réduction et de fermentation. Il est évidemment beaucoup plus typé terroir, plus sec et plus strict dans un sens, enfin pour le moment. Il offrira plus d’harmonie et des belles alliances gastronomiques dans 2 à 5 ans.

  • Les Riesling

La deuxième table propose l’ensemble des Riesling produit par le domaine, à commencer par le Riesling 2008 classique qui est encore plutôt difficile à appréhender. Les notes citronnées sont bien présentes et témoignent de la belle acidité de ce vin d’entrée de gamme, mais dans l’ensemble je le trouve plutôt astringent même si son volume en bouche permettra un bon vieillissement. Le Riesling Terroir d’Alsace 2008 reprend les caractéristiques de son prédécesseur mais a l’avantage d’être bien plus ouvert et plus rond. Cette nouvelle cuvée élaborée essentiellement à partir de jeunes vignes du Grand Cru Brand ne sera destinée qu’à la restauration française et répondra aux désirs des consommateurs avides d’un Riesling classique, sec et gastronomique. Le Riesling Gueberschwihr 2008 est quant à lui d’une belle finesse, avec des notes de fruit blanc et de minéral. Plus complexe que les vins précédents avec des arômes précis d’agrumes, il se caractérise par sa belle vivacité. Le Riesling Turckheim Lot 14B 2008 offre un tout autre registre olfactif et gustatif avec en plus de la minéralité classique du Riesling des arômes riches et net de fruits jaunes. Plus doux en bouche (22g/L de sucres résiduels), il reste néanmoins fidèle à son cépage malgré un profil très aromatique. La finale est chaleureuse, mûre et contribue au caractère plaisant et décalé de ce vin atypique de la gamme.
Après les vins génériques et les villages, place au Riesling Herrenweg de Turckheim 2008. Plutôt fermé sur cette dégustation et de caractère sec, il ne laisse rien transparaître au nez. La bouche est plus poivrée avec une acidité marquée. Droit, tendu, il se caractérise par une belle pointe d’épices en finale (poivre, cannelle). Le Riesling Clos Häuserer 2008 est pour moi souvent le Riesling le plus rustique de la gamme de Zind-Humbrecht, car il a souvent un potentiel acide qui ne le rende accessible qu’après une longue garde. Cette année, je l’ai trouvé très pur, très typé Riesling germanique grâce à des notes élégantes de fleurs blanches. La bouche est très racée, puissante avec une acidité vive et une finale saline. Et cette année encore, il fait partie des vins de très grande garde de la gamme qui ravira tous les amateurs de Riesling et de grande gastronomie. Le Riesling Heimbourg 2008 est le seul Riesling à avoir été mis en bouteille en 2009. Il se comporte donc déjà bien à la dégustation, dans un registre plutôt riche et intense sur les fruits jaunes. Le toucher de bouche est agréable, si généreux qu’on en redemande ! La finale reprend ce caractère fruité autour d’une belle acidité qui porte idéalement le fruit. Le Riesling Clos Windsbuhl 2008 s’ouvre légèrement sur des belles notes fruitées (pêche, abricot) et d’amande. La bouche est riche, puissante, mais d’un équilibre parfait, avec une grande acidité qui vient supporter le corps très imposant de ce vin de grande garde. Puissant et chaleureux en finale, il demandera plusieurs années avant de délivrer tout son potentiel. Enfin, les deux grands crus du domaine en Riesling nous sont servis. Tout d’abord le Riesling Grand Cru Rangen de Thann Clos Saint-Urbain 2008 nous offre cette palette d’arômes si typique de ce terroir volcanique (pierre à fusil, poivre, herbes fumées) avec une légère évolution sur le fruit jaune et les agrumes. Très typé, riche et puissant à ce stade, il ne dévoile aujourd’hui qu’une infime idée de tout le plaisir qu’il sera capable de nous livrer dans quelques décennies ! Pour finir, le Riesling Grand Cru Brand 2008 est un des plus puissants du millésime et son nez est encore très fermé à ce stade. La bouche s’ouvre sur un léger côté velouté et doux (témoin d’un léger botrytis et d’un taux de sucres résiduels proche des 10g/L) avant de prendre une dimension bien plus puissante et pleine de caractère. La finale est chaleureuse, structurée et typique de ce grand terroir granitique, sans aucune lourdeur mais avec au contraire une grande longueur. Là aussi, nous avons affaire à un marathonien en terme de potentiel de garde. Quelle belle série de Riesling !

  • Les Pinot Gris

Pour être honnête, le Pinot Gris 2008 m’a paru assez banal, ou peut être trop classique. En effet le nez suggère des belles notes fruitées et de miel, la bouche est certes tendue et l’ensemble bien sapide, mais c’est son astringence qui ne m’a pas vraiment convenue. Bref, je trouve qu’il y a mieux comme entrée de gamme tout simplement car celle-ci me semble un peu trop sophistiquée. Peut-être qu’une garde de 5 ans me donnera tort… Je suis par contre beaucoup plus conquis par le Pinot Gris Rotenberg 2008 car il a une expression de fruit mûr (particulièrement la mirabelle) et une dimension minérale de tout premier ordre. Pourtant il garde une équilibre sec (6g/L de sucres résiduels), ce qui contribue encore plus à la complexité de ce grand vin de gastronomie. A la fois ample, gras et puissant, il offre une belle tension acide en finale. Bravo ! Tout aussi complexe, le Pinot Gris Heimbourg 2008 arbore des belles notes de fruits jaunes, de fleurs et d’épices. Un peu plus riche et capiteux que le vin précédent, il se montre néanmoins très agréable en bouche malgré une puissance et une longueur chaleureuses ainsi qu’une finale veloutée sur l’abricot. Le Pinot Gris Clos Windsbuhl 2008 offre un caractère bien différent et délicat de vanille, de pain grillé, d’abricot et de fleurs blanches. La bouche est riche, d’un beau moelleux avec une évolution sur le champignon, mais sans aucune lourdeur. La finale est superbe, délicate mais très longue et chaleureuse. D’après Olivier Humbrecht, ce vin aura un grand potentiel de garde et demandera beaucoup de temps avant de se donner pleinement. Enfin, le Pinot Gris Grand Cru Rangen de Thann Clos Saint-Urbain 2008 est explosif de fruits surmûris et de pâte de fruits. Quelle ampleur en bouche, quel équilibre énorme ! La puissance de ce vin du Rangen typique est presque entêtante tant les arômes de fruits confits et de pierre à fusil sont extrêmes. Pourtant le vin se goûte relativement sec mais cette acidité dominante, rehaussée d’une belle note saline en finale, affirme avec autorité tout le potentiel de cet exemple extrême sans pareil dans la hiérarchie des vins d’Alsace.
Pour en finir avec cette série de Pinot Gris, nous recevons dans un verre de Pinot Gris Vieilles Vignes 2008. Assurément le plus moelleux de tous avec 87g/L de sucres résiduels, il s’ouvre sur l’abricot sec, le coing et la cire d’abeille au nez. Il propose une belle dimension moelleuse en bouche, même onctueuse mais comme toujours dans cette dégustation du millésime 2008, l’acidité ré-équilibre le tout et met en avant tout le fruité de la bouche sans aucune lourdeur. Un retour sur terre après ce Pinot Gris Rangen qui restera avec le Pinot Gris Rotenberg les deux vins que je vous conseille à l’issue de cette série. En effet, on ne peut pas tout prendre !…

  • Les Gewürztraminer

Nous commençons par le seul Gewürztraminer qui n’ait pas été touché par la pourriture noble dans ce millésime. Le Gewürztraminer Gueberschwihr 2008 offre une palette aromatique de fruits secs. Plutôt agréable en bouche, avec une belle longueur et un côté salin, il est accessible déjà maintenant à l’apéritif ou sur une large palette culinaire. Le Gewürztraminer 2008 est lui aussi très intense au nez sur des arômes typiques du cépage. Mais c’est l’élégance de ce vin qui le caractérise le mieux en bouche, rehaussé par un équilibre sucre-acidité à la fois riche et délicat. Belle entrée en matière qui annonce une série de Gewürztraminer terrifiante…
Le Gewürztraminer Wintzenheim 2008 se distingue par son orientation plus sauvage avec des notes de sous-bois en plus de touches florales et d’épices. L’attaque est douce et veloutée sur le champignon. Le tout se caractérise par un superbe toucher de bouche agréable et onctueux. La finale est persistante et poivrée. Un Gewürztraminer de caractère qui contraste avec le Gewürztraminer Herrenweg de Turckheim 2008 qui est lui bien plus subtil, sur des notes élégantes de rose, de fleurs et un côté lacté. Le palais est ample, puissant avec une orientation confite (bonbon de rose, pâte de fruit) et poivrée. Un vin intense et de plaisir qui est proche du Gewürztraminer Herrenweg de Turckheim Vieilles Vignes 2008 en terme d’expression, mais qui n’en a pas la richesse et la chaleur. Pour moi, ce dernier est un peu trop alcooleux et ne justifie pas sa vinification à part. Le Gewürztraminer Heimbourg 2008 est quant à lui une vraie réussite. Des arômes d’herbe fraîche complètent un fruité sous-jacent et subtil. L’on retrouve ces mêmes arômes en bouche avec une orientation plus poivrée et des notes précises de rose. C’est un Gewürztraminer de terroir qui a de surcroît un grand potentiel de garde.
Passons aux Grands Crus et assimilés avec pour ouvrir le bal le Gewürztraminer Grand Cru Goldert 2008. A côté de notes de rose et de litchi, ce vin offre une dimension riche et puissante avec des sucres bien intégrés. En même temps la grande finesse décelable en finale offre une côté frais et digeste. A l’inverse le Gewürztraminer Grand Cru Hengst 2008 n’y va pas par quatre chemins : puissant dès l’entame, il est riche avec un beau poivré et bouche très typée et variétale. Le caractère ensoleillé et chaleureux du Hengst est décelable et promet une grande garde. Bien que le Clos Windsbuhl ne soit pas classé en tant que tel dans les Grands Crus d’Alsace, son terroir et son exposition sont parfaitement exploités par la maison Zind-Humbrecht. Le Gewürztraminer Clos Windbuhl 2008 exprime lui aussi tout le potentiel de garde que l’on attend d’un tel vin. Pourtant, il se distingue par une fraîcheur remarquable et une complexité déjà envoûtante à ce stade. Quelle qualité de vin, quel toucher de bouche ! L’amplitude de ce Gewürztraminer est impressionnante au palais avec une évolution des arômes passant du floral aux fruits jaunes, avec en prime cette légère amertume et ce côté variétal digne des grands Gewürztraminer de terroir. C’est super ! Mais la palme du plus beau vin de la journée est décernée sans conteste au Gewürztraminer Grand Cru Rangen de Thann Clos Saint-Urbain 2008. Déjà très complexe au nez grâce à ce côté volcanique explosif en complément d’arômes mûrs de fruits confits, de pâte de fruits et de fruits exotiques, ce vin offre une bouche hors de ce monde ! « Hyper surprenant », telles sont les notes sur mon calepin pour caractériser l’équilibre, la puissance de cette complexité de fruit (avec un accent particulier sur le citron et l’ananas). En plus de cela, le niveau d’acidité est délirant et confère une longueur exceptionnelle à ce vin monumental. En un mot, Grand ! Et pour longtemps…

  • Les Sélections de Grains Nobles

La dégustation atteint des sommets de qualité. Si bien que pour tout amateur encore avide de vins exceptionnels après ces deux Gewürztraminer, Olaf nous attend derrière la table des trésors avec en prime uniquement des SGN ! Commençons par un vin rare à savoir le Riesling Grand Cru Brand SGN 2008, seulement le deuxième sur ce terroir après 2006 (voir par ailleurs). Encore très jeune à ce stade, il dévoile des arômes de compote de pomme et de fruits confits dans un nez envoûtant. L’acidité est vive et sous-jacente, elle supporte donc sans mal les arômes de fruits confits et la richesse de la liqueur du palais. Bienvenue dans le monde des grands liquoreux réalisés par Olivier Humbrecht ! (Equilibre : 172g/L – 9,5°).
Le Gewürztraminer Herrenweg de Turckheim SGN 2008 est un des vins préférés d’Olaf avec qui j’ai la chance de partager cette dégustation. Les herbes, les épices et une belle note de ronce ressortent du nez avec une superbe élégance. L’attaque est puissante, grandement aromatique, puis le tout s’allonge en bouche avec un grand équilibre, un fruité confit sous-jacent et se prolonge dans une finale incroyable de longueur. Quelle élégance, quelle buvabilité déjà à ce stade ! (Equilibre : 148g/L – 13,7°). Le Gewürztraminer Grand Cru Hengst SGN 2008 est assez similaire au Herrenweg goûté juste avant à la différence qu’il est plus discret et offre un potentiel aromatique plus complet (évolution sur la mirabelle). Toujours doté d’un équilibre parfait et sans aucune lourdeur, il est encore plus accessible et plus complexe en bouche (fruits jaunes confits, céréales). La bouche est aussi très pure et se caractérise par un ensemble riche qui glisse avec facilité dans une finale longue et profonde. (Equilibre : 166g/L – 11,9°).
Enfin, je termine ce marathon par trois Pinot Gris. Tout d’abord le Pinot Gris Rotenberg SGN 2008 sort du lot de par sa pureté alliée une belle palette de fruits confits (coing, orange, ananas). La bouche est veloutée, principalement sur le fruit jaune avec une liqueur riche et puissante. Quel plaisir ! (Equilibre : 198g/L – 10,2°). Le Pinot Gris Heimbourg SGN 2008 est très peu très typé SGN au nez, car en plus des notes typiques de fruit confit et de miel, il étonne de par sa fraîcheur ultime et sa minéralité. Tout comme en bouche où j’assiste à une explosion de fruit alliée à cette fraîcheur et cette minéralité étonnantes. En résulte un liquoreux d’une buvabilité extrême qui procure un plaisir immédiat. Superbe ! (Equilibre : 224g/L – 9,7°). Pour couronner cette dégustation, le Pinot Gris Clos Windsbuhl SGN 2008 touche au sublime. Le nez est avant tout marqué par son terroir gréseux avec des notes de minéral, d’abricot séché, de compote de pêche jaune, de pomme, de sous-bois, avec une évolution sur le bois noble et le tabac. Quelle complexité déjà à cet âge ! La bouche est d’une richesse et d’une puissance extraordinaire mais ce qui l’est encore plus, c’est cette acidité intense qui confère une profondeur et de surcroît une grande noblesse à ce vin fantastique ! Oh my God ! (Equilibre : 188g/L – 10,9°).

En somme, le Domaine Zind-Humbrecht propose en ce millésime quelques uns des plus grands vins de l’appellation et mérite à l’issue de cette dégustation amplement la distinction de plus grand producteur de vins d’Alsace (et de grands vins blancs du monde viticole). Olivier Humbrecht a su retranscrire dans ses vins du millésime 2008 une distinction aromatique digne de ses grands terroirs, ainsi qu’un grand équilibre issu d’une combination idéale entre richesse et des niveaux d’acidité exceptionnels. En résultent des vins d’une grande fraîcheur, d’une belle complexité et d’un potentiel de garde exceptionnel. Toute la gamme vaut le détour et presque chaque vin trouve une place de choix dans l’assortiment du domaine car il impose son caractère et son terroir avec une grande précision. Il ne vous reste plus qu’à faire votre choix sur la liste des vins proposés par le domaine à la vente et de provisionner quelques euros pour l’achat de ces grands vins blancs. Pour ma part, le Pinot d’Alsace 2008, le Pinot Gris Rotenberg 2008, le Gewürztraminer Grand Cru Rangen de Thann Clos Saint-Urbain 2008 et enfin le Pinot Gris Clos Windsbuhl SGN 2008 ont retenu toute mon attention… même si le choix s’est avéré cornélien !

In vino veritas
Thomas

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