Trois vins rouges chez Michel

By 11 octobre 2008Non classé

A la suite d’une rencontre annulée, nous avons maintenu l’Afterping de Michel afin de goûter à ses talents de cuisinier et de sommelier : Domaine de la Croix Belle N°7 2002, VDP des Côtes de Thongue ; Pommard 2005, Domaine Jobard ; Abadia Retuerta 2001 Cuvée El Palomar 2001, Sardon de Duero. Du bon petit rouge…


C’était il y a un peu plus d’un semaine que nous avons dignement fêté le premier bonus de la saison, en s’imposant de main de maître sans même jouer ! Car après avoir réussi à remettre le match le jour d’avant vers 22 heures, l’équipe adverse a finalement choisi de ne pas venir. Afin de bonifier la soirée malgré ce désistement de dernière minute, toute l’équipe première s’est réunie pour faire un match en interne. Je ne reviendrai pas sur les performances des uns et des autres, je dirais juste que je me à chaque fois retrouvé dans l’équipe gagnante !…

Bref à l’issue de ce match amical, nous nous donnons rendez-vous dans notre QG du village, à savoir chez Michel. Comme à chaque fois, il fait bon venir se ressourcer et fêter la victoire dans cette demeure moderne et excentrée, en somme idéale pour ne pas trop déranger les voisins. Le maître des lieux nous sert un cocktail alsacien de bienvenue, à savoir un Picon Bière avec une pointe de citron, avant de se tourner vers ses fourneaux. Même le petit dernier (le petit Kévin) ne se laissa prier.

Michel Foehrle à la cuisine L'équipe de ping de kappelen à table Sébastien avec son sabre laser

Michel nous a concocté un (gros) faux-filet accompagné de pommes de terre au four et courgettes à la parmesane. Un vrai repas de fin de match, même si vers 1h30 du matin la digestion de ce genre de plats à la Maïté s’avère difficile. C’est pourquoi nous nous devions de l’accompagner de quelques trésors liquides…

Notre capitaine Yannick s’est chargé de la première bouteille, un Domaine de la Croix Belle N°7 2002, VDP des Côtes de Thongue. Ouvert 1 heure à l’avance, il offre un nez friand et frais de fruit noir (cassis, mûre) typique du cépage Syrah. A l’aération, il s’oriente plus sur les fruits cuits. Belle expression. Je partais sur un 100% Syrah mais l’attaque me fait déchanter. La bouche est plus structurée et malgré un âge relatif pour un vin de Pays, il libère encore beaucoup de fruit noir mûr avec une touche plus épicée. Un peu léger à l’attaque puis plus de tannins avant une finale moyennement longue et épicée. Une belle entrée en matière, un vin de Pays qui mériterait un peu plus que son appellation. IVV : 82-84/100.

Le Pommard 2005 du Domaine Jobard a quant à lui été carafé 1h auparavant. Au nez, c’est riche, subtil sur des notes de fruits rouges cuits nuancés par des arômes boisés (brioche, pain grillé) discrets mais flatteurs. Complexe, original (pierre, terre, épices), le nez est complet et annonce un beau vin de terroir. En bouche, c’est encore fougueux, tannique mais l’on ressent d’emblée un grand équilibre. A la fois intense et charmeur, ce Pommard se termine sur des notes de fruits rouges acidulés. Une réussite issue d’un grand terroir dans un grand millésime. IVV : 88/100.

Ce vin sera le bon compagnon d’un plateau de fromages concocté par Michel avant que la dernière star du soir ne vienne se sublimer sur une glace au chocolat aux amandes effilées grillées.
L’Abadia Retuerta 2001 Cuvée El Palomar 2001, Sardon de Duero est assurément un grand d’Espagne. Michel qui est un grand amateur des vins de la péninsule pourra vous le confirmer. D’autant que ces vins restent relativement accessibles en terme de prix (si vous avez la bonne idée de les acheter dans les boutiques Novartis). Ce vin montre un changement par rapport au vin précédent avec cette expression méridionale si différente. Presque dans la lignée de son petit frère qui nous avait tant plu (voir par ailleurs), il se montre puissant, aguicheur, complexe (fruit noir, goudron, café, cacao) et se caractérise par un superbe équilibre en bouche et une belle maturité du tannin. Il trouve l’accord parfait sur ce dessert. Sublime, il exprime son côté cacaoté d’une telle manière qu’il nous donnait l’impression de boire un verre de chocolat Van Houten froid. Quel accord ! La finale est longue et profonde, sur le café avec une orientation vers la framboise. Un magnifique vin qui nous a procuré un grand plaisir en fin de repas. IVV : 92/100.

Alors que plusieurs couche-tôt ont pris le chemin du lit, nous discutons encore avec Kévin et Michel de cigares et des prochains matches de la saison. Quoi qu’il en soit, je pense que les Afterping chez Michel doivent être réitérées dans le futur. Car à chaque fois qu’une soirée s’est déroulée chez lui, c’était pour fêter une victoire…

In vino veritas
Thomas

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