Un bilan positif pour la nouvelle année

By 13 janvier 2007Non classé

Bonne année à tous ! Pour la commencer, nous avons eu la chance de déguster deux très beaux vins : Château Crusquet de Lagarcie 2002, Premières Côtes de Blaye Cru Bourgeois ; Bourgueil « La Petite Cave » 2003, Yannick Amirault.


Une fois de plus, l’équipe a été impitoyable. Le pire, c’est que maintenant, on fait croire aux autres qu’ils vont nous battre ! Bilan : champion d’automne. Après notre bonne performance dans un match sans enjeu majeur, il nous fallait bien fêter ça. Direction chez Seb dans son bel appartement sous les combles au centre de Mulhouse : je donnerais l’adresse pour les intéressé(e)s… Parce que l’accueil y est toujours chaleureux et les repas chinois plus que réussis.

L’entrée en matière se fait avec des chips de crevette et des discussions autour de photos, parfois quelque peu démontratives (je n’en dirai pas plus). Le premier vin, apporté par Yannick Ier est carafé puis agité. Il s’agit d’un Cru Bourgeois de Premières Côtes de Blaye, Château Crusquet de Lagarcie 2002. Pendant que le premier plat mijote tranquillement sur le feu, Seb nous remet une énième fois un DVD de ping, avec les points les plus fous de l’histoire de ce sport. Concernant le vin rouge, il me semblait jusqu’à hier soir que la classification en Crus Bourgeois n’était réservée qu’aux vins du Médoc : j’ai de nouveau découvert quelque chose dans ce classement déjà extrêmement compliqué des vins de Bordeaux : Seb en sait quelque chose. Le vin présente une belle couleur rubis, avec des reflets violets. Il est encore tout jeune à l’oeil. Au nez, tout d’abord une pointe minérale puis une fine alliance du fruit (qui est discret, sans exubérance, à l’image du millésime) et du bois. La bouche est droite, avec une belle structure et une acidité qui donnent un bel équilibre. La finale est expressive et annonce un bel avenir. C’est très bien fait, sans défaut, dans le plus pur style bordelais. IVV : 87-89/100. Dommage tout de même que le vin n’ait pas été carafé à l’avance, mais dans tous les cas, une belle et agréable surprise, qui accompagnait très bien le poulet caramélisé et le riz cantonnais.

Bourgueil, Yannick Amirault, La Petite Cave 2003Pour le vin suivant, le vin surprise, c’est Yannick II qui a été notre fournisseur officiel. Il fallait que le vin soit costaud, parce que la viande en sauce de Seb, c’était de la brute de décoffrage. Et bien le hasard a voulu que le vin soit tout aussi incroyablement puissant. Autant le dire tout suite, j’ai été bluffé par ce Loire rouge ! Le Bourgueil « La Petite Cave » 2003 de Yannick Amirault a été ouvert par mes soins vers 19 h, soit 6h30 avant le repas, mais il n’a pas été carafé. Jamais, oh grand jamais je n’aurais dit que c’est un vin de la Loire, un 100% cabernet franc ! Parce que ne serait-ce qu’à la couleur, d’une profondeur extrême presque noire, et d’une concentration intense, ce vin était une nouvelle référence pour moi. L’effet millésime (2003, l’année de la canicule) se faisait sentir tout de suite. Au nez, le vin est discret, Yannick repère la pierre mouillée ; pour ma part, je trouve des notes de café, torréfiées, de réglisse et de chocolat, témoins d’un boisé sublime. On décèle d’ores et déjà une intensité sans pareil, car en bouche, c’est incroyable : on sent une maturité, une rondeur et une concentration dingues, même si une certaine amertume est peut-être la seule chose qui permet de trouver l’origine du cépage. L’acidité reste néanmoins assez faible, on trouve des notes de fruits noirs (mûre notamment) et la finale d’une longueur interminable est poivrée. Un vin en devenir, qui a un potentiel de vieillissement certain. Apogée vers 2010. Impressionnant, en tous cas du jamais vu pour un Loire rouge. IVV : 92+/100.

Signalons aussi en passant le nouveau jeu des senteurs du vin que Yannick a apporté (qu’il a payé 10 CHF au lieu de 120 CHF !) Certaines senteurs sont assez faciles (citron, cannelle, chocolat, miel), mais je mais au défi le gars qui arrive à trouver l’arôme de bigarrade, de buis ! A bon entendeur…

Le repas était copieux, très bon. Pendant tout ce temps, on regarde les photos du Nouvel An, on admire les exploits des uns et des autres durant le Karaoké de ce soir-là, on rigole et bien sûr, on se délecte toujours autant devant les exploits de Jan-Ove Waldner ! Pour finir, Yannick s’endort comme toujours, et à l’heure du café, c’est le moment de sortir le Jungle Speed. Les parties s’enchaînent et j’ai toutes les peines du monde à réveiller Yannick pour rentrer ; c’est sûr, ça doit être violent d’être réveillé lorsqu’on rêve de choses exotiques : Chic chic, Yannick !..

Une belle soirée en somme qui en appelle d’autres. De toute façon, j’ai été ravi de découvrir ce domaine phare de Bourgeuil, ainsi que ce Cru Bourgeois de belle expression. Deux vins que je vous conseille bien sûr…

A bientôt sur in-vino-veritas.fr
Thomas

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